Alors que la France se trouve dans une situation économique et financière catastrophique, nous apprenons que le fonds d’investissement Sumitomo Mitsui DS AM vient de vendre l’intégralité de ses obligations françaises pour se concentrer sur des actifs moins à risques, les obligations allemandes et japonaises.
Ce nouveau signal est une alerte de plus sur la gravité de la situation politique, économique et financière de la France.
🔴 Non, « le Japon » n’a pas vendu la dette française. Et non, la France ne subit pas un « bank run ».
Ce qui vient de se produire est suffisamment sérieux pour qu’on n’ait pas besoin de l’exagérer.
Sumitomo Mitsui DS Asset Management a liquidé les obligations françaises détenues par certains de ses fonds obligataires mondiaux et réalloué vers la dette allemande et la dette japonaise à court terme.C’est un signal. Pas un effondrement.
Au premier trimestre 2026, les non-résidents ont encore acheté 132 milliards d’euros de titres de dette française. Ils détenaient 55,9 % de la dette publique française, contre 54,6 % trois mois auparavant.
En février, lorsque la France a proposé 8 milliards d’euros d’une nouvelle OAT à 30 ans, elle a reçu plus de 135 milliards d’euros d’ordres.Le problème est ailleurs.
Les investisseurs continuent de prêter à la France, mais ils exigent désormais une rémunération beaucoup plus élevée pour le faire.
Le 10 ans français approchait 4,9 % cette semaine et l’écart avec l’Allemagne s’est brutalement creusé.Ce que le marché sanctionne aujourd’hui, c’est le risque budgétaire et politique français.
Pas besoin de crier au « bank run ». Pas besoin non plus de nier le signal.Une dette ne devient pas dangereuse le jour où plus personne ne l’achète. Elle le devient bien avant : lorsque son refinancement devient durablement plus cher.
— Claire Martel (@ClaireMartel47) October 4, 2026


